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| Question : quel est l’intérêt des examens complémentaires ? |
Il n’existe pas d’examens qui confirment avec certitude le diagnostic. Les prises de sang sont normales dans la SEP, il n’y a pas de signe d’inflammation dans le sang. La ponction lombaire permet de confirmer s’il existe une inflammation du système nerveux central. C’est un geste simple, comme une péridurale. La ponction lombaire est réalisée au moment de l’enquête diagnostique. Il n’y a généralement pas d’intérêt à la répéter. Les examens visuels (acuité visuelle, fond d’œil, potentiels évoqués, vision des couleurs …) recherchent une atteinte du nerf optique. L’IRM encéphalique ou médullaire permet de mettre en évidence les lésions (plaques) inflammatoires. L’injection d’un produit de contraste (gadolinium) dans une veine du bras est souvent réalisée afin de rechercher une inflammation active. |
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| Question : peut-on avoir une SEP et une IRM normale ? |
| L’IRM est, avec la ponction lombaire, l’examen le plus fiable pour le diagnostic. Cependant, dans quelques cas, elle peut être normale, notamment au début de la maladie. Dans ce cas, le suivi clinique, avec parfois de nouvelles IRM, est important. On peut également réaliser une IRM de la moelle épinière en complément et un examen ophtalmologique, car les nerfs optiques peuvent subir une inflammation même si le patient ne se plaint d’aucun problème visuel. |
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| Question : pourquoi le diagnostic est-il parfois si long à être établi ? |
Le diagnostic de la SEP est difficile puisqu'il n'existe aucun test de dépistage de la maladie et qu'un diagnostic sûr ne peut être établi qu'après l'élimination d'autres problèmes médicaux et maladies du SNC.
Un diagnostic exact de SEP est fondé sur des paramètres cliniques et para-cliniques. Les paramètres cliniques incluent les antécédents médicaux du patient et les symptômes apparents au moment d'un examen physique. Les paramètres para-cliniques comprennent les techniques d'imagerie comme l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Dans le but de confirmer un diagnostic de SEP, il doit y avoir des preuves de plaques (lésions) multiples localisées dans le cerveau et/ou la moelle épinière, révélées à l'IRM. L'IRM est devenue un outil indispensable au diagnostic. |
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| Question : A partir de quel âge peut-on développer la SEP ? |
La SEP peut survenir à n’importe quel age, cependant, c’est entre 20 et 40 ans que les premiers signes sont les plus fréquents. La SEP est très rare chez les enfants et chez les personnes âgées.
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| Question : Peut-on faire le diagnostic de SEP par une prise de sang ? |
| Non, ce n’est pas possible. Le diagnostic repose sur l’interrogatoire, l’examen, l’IRM (imagerie par résonance magnétique) et souvent la ponction lombaire. |
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| Question : Pourquoi ne voit-on rien dans une prise de sang alors qu’on parle beaucoup de globules blancs ? |
| L’analyse des globules blancs nécessite des techniques complexes qui ne sont pas disponibles en pratique courante et restent actuellement du domaine de la recherche et de quelques laboratoires spécialisés. |
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| Question : La ponction lombaire est-elle douloureuse ? |
La ponction lombaire est souvent source d’anxiété. C’est un examen qui se déroule toujours en milieu hospitalier. Dans des mains entraînées ce geste n’est pas douloureux. Une anesthésie locale peut être réalisée et les explications de l’équipe soignante doivent vous rassurer. Il arrive que cet examen soit plu délicat en raison de la configuration de votre colonne vertébrale (arthrose, obésité). Les douleurs les plus fréquentes sont pas liées à la ponction lombaire elle-même, mais aux maux de tête qui peuvent survenir dans les jours qui suivent. Ils peuvent durer plusieurs jours et s’accompagner de nausées, mais disparaissent en position allongée. L’équipe soignante y est très attentive et saura vous soulager si ils surviennent.
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| Question : Quels marqueurs sont utilisés pour déterminer le passage de la phase avec poussées à la phase secondairement progressive? |
Il n’existe pas de marqueur connu permettant d’affirmer le passage d’une phase à l’autre. C’est l’examen clinique et l’analyse de l’évolution qui permettent au neurologue de le soupçonner avant de l’affirmer. Six mois ou un an sont souvent nécessaires.
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